Lundi 15 octobre 2007
Éducation École : le privé attire de plus en plus

Des classes à plus de trente élèves, de gros établissements comme Nevers (999 élèves) à Montpellier, et pourtant de longues listes d’attente…
“J’ouvre les inscriptions dès le 15 octobre prochain pour la rentrée 2008”, précise Françoise Gaussin, responsable de l’enseignement catholique. Même si les parents se ruent dès cette date, la responsable souligne qu’elle ne peut pas assurer une place à l’élève. “On joue sur les désistements ou les départs.” Dans l’Hérault, le privé c’est 56 écoles élémentaires, 20 collèges et 8 lycées. En moyenne, c’est une quarantaine d’élèves sur liste d’attente dans chaque niveau. Exemple : pour un collège, quatre niveaux, c’est 160 collégiens en attente.
Les gens se tournent vers le privé car les élèves ont un suivi personnalisé”, estime Charles Ursule, président de l’APEL (Association des parents d’élèves du privé). “Les grèves, la peur des mauvaises fréquentations et la réputation de l’établissement sont des raisons de la fuite du public vers le privé”, précise Catherine Belhomme, présidente de la FCPE. Paul-Jacques Guiot, inspecteur d’académie de l’Hérault, n’a, lui, pas de commentaires à fournir sur ce sujet.

Virginie Maillard


À Las Cazes, on prépare
l’école après l’école

Les “orphelins de 16 heures” ne seront plus abandonnés dès la Toussaint. Chaque soir de la semaine, après les cours, les collègiens de ZEP (zone d’éducation prioritaire) ont deux heures d’aide aux devoirs, d’activités culturelles ou artistiques. À Las Cazes (quartier du Petit-Bard), cette réforme est en phase de gestation. “L’équipe pédagogique réfléchit pour la concrétiser. À la prérentrée, j’ai fait un appel auprès des associations pour les activités culturelles et artistiques. Mais que va-t-on apporter de plus aux élèves ?”, s’interroge la principale, Claude Maurer.
À Las Cazes, il existe déjà des études du soir et des activités extrascolaires proposées par l’UNSS (Union nationale du sport scolaire) ou le foyer socio-éducatif.
Pour Catherine Belhomme, présidente de la FCPE (association des parents d’élèves), c’est une bonne idée mais “comment va-t-on la financer ?” Ces activités sont encadrées par des professeurs volontaires payés en heures supplémentaires, des aides-éducateurs ou des animateurs d’association. L’académie de Montpellier a plus de 57 300 heures supplémentaires pour instaurer ce projet. Suffiront-elles ? Bilan en juin.


Virginie Maillard

Articles parus dans La Gazette de Montpellier du n° 1003 - Du 6 au 12 septembre 2007
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Lundi 15 octobre 2007
Exposition Retour aux sources du rock’n’roll

La banane d’Elvis revient à la mode. Jusqu’au 28 octobre, la fondation Cartier à Paris fait un retour aux sources du rock’n’roll à travers des affiches, objets et musiques.
Pour les novices, pas de panique. Dès l’entrée, les têtes d’affiche comme Bill Haley ou le grand Elvis Presley (photo) apparaissent dans un film racontant la genèse du rock’n’roll. La visite réserve des surprises. Dans une vitrine, l’une des premières guitares du King, une “Martin” acoustique. Dans la grande salle, une Cadillac, des juke-boxes collectors et un studio d’enregistrement d’époque. Envie de réécouter Rock Around the Clock? Un juke-box est à votre disposition. Place à la musique…
L’exposition vous permet de découvrir ou de revoir ces musiciens endiablés qui ont fait danser des millions d’Américains: Ray Charles, Buddy Holly, Jerry Lee Lewis, Gene Vincent. L’exposition Rock’n’roll 39-59, c’est aussi des clichés noir et blanc de danseurs, de chanteurs et des scènes rappelant cette sordide époque où la ségrégation raciale avait sa place aux États-Unis. Un beau come-back.

Virginie Maillard

Jusqu’au 28 octobre, tous les jours, sauf le lundi, de 10h à 20h, à la fondation Cartier à Paris. Tél. 0142185672. Entrée: 7,50 € (5,50 €).

Photo “GOING HOME” © ALFRED WERTHEIMER, ALL RIGHTS RESERVED. COURTESY STALEY WISE GALLERY, NEW YORK
Article paru dans La Gazette de Montpellier du n° 1004 - Du 13 au 19 septembre 2007
 
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Lundi 15 octobre 2007
Débat Pub contre l’anorexie :
faut-il passer la photo ?

En regardant autour de moi, je me disais que je n’étais pas la pire”, témoigne Amélie*, 27 ans, ancienne anorexique. Il y a quatre ans, cette Montpelliéraine pesait 38 kilos pour 1,67 m, aujourd’hui elle stabilise son poids à 50 kilos. Quand Amélie voit la campagne de pub du photographe italien Oliviero Toscani, où Isabelle Caro, 25 ans, malade depuis douze ans, pose nue, elle est surprise. “Cette image est choquante pour les personnes extérieures à la maladie,commente Amélie. Mais en revanche, ce cliché incite les malades à se dire qu’il y a pire qu’elles, à relativiser leur état.
L’opinion du professeur Jacques Bringer, chef de service des maladies endocriniennes, est mitigée à propos de cette photo. Il estime que cette publicité peut-être utile aux parents. “Certains font semblant de ne pas voir l’état de leur enfant. La dureté de l’image peut les faire réagir.” Utile aussi aux jeunes filles qui sont au début du processus anorexique : “L’aspect physique de cette jeune Française peut les faire arrêter.
Mais pour les autres, les personnes anorexiques, il le dit tout net : la campagne de pub est inutile. “En voyant la photo, les jeunes filles anorexiques se diront : “Elle est maigre mais pas moi.” Les malades n‘ont plus conscience de leur silhouette. Quand on leur demande de choisir une photo de morphologie qui corresponde à la leur, les patientes pointent du doigt un corps plus gros que le leur.
Qu’elle soit utile ou pas, le Bureau de la vérification de la publicité a interdit cette campagne de pub en France.

Virginie Maillard
* Le prénom a été changé.
Photo visible sur www.nolita.it

Article paru dans La Gazette de Montpellier du n° 1007 - Du 4 au 10 octobre 2007
 
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Lundi 15 octobre 2007
undefinedPortrait ALONA AUDZEYENKA,
expatriée biélorusse

Pas facile de s’adapter quand on est une poupée russe
 
À Mauguio, j’ai tout. La mer, la montagne, mon mari et Paris”,témoigne Alona Audzeyenka, une jeune mariée biélorusse de 30 ans. À Mauguio depuis six ans, Alona a eu deux coups de coeur :le paysage français et son mari.
En été 2001, elle rencontre son premier coup de coeur. “J’étais venue 15 jours en vacances chez ma cousine à Sète. Son mari avait un ami célibataire, Jean-Claude. Nous sommes tombés amoureux. Je me suis mariée.
L’adaptation à la vie française est un parcours du combattant. Déjà, l’apprentissage de la langue, “c’est difficile d’apprendre le français”. Puis les surprises alimentaires. “Le pire ? La découverte du camembert dans le frigo de mon futur mari. Quand j’ai vu cette couche de moisissure blanche, j’ai été e. Je l’ai pris du bout des doigts et je l’ai jeté à la poubelle”, se souvient-elle en riant. En Biélorussie, le fromage ressemble plutôt au gouda.
Quant au style de vie des Françaises, c’est le drame. En Biélorussie*, les femmes prennent soin de leur apparence. Elles sortent maquillées et bien habillées. “Quand j’ai vu une femme faire ses courses en survêtement et sans maquillage, j’ai été choquée”, confie-t-elle, les yeux soulignés d’un trait noir et d’un fard à paupières orange. Les poupées russes, ce n’est pas qu’un conte pour enfant !
Et le travail ? Alona était lieutenant chez les pompiers. Elle travaillait 45 heures dans les bureaux. Dès qu’un accident important survenait, jour ou nuit, elle partait sur le terrain aider ses collègues. À Mauguio, sa vie professionnelle est plus régulière.

Saunas
Elle est embauchée comme préparatrice de commande dans un supermarché à 35 heures par semaine. “Le poste me convient. J’ai des horaires souples qui me laissent le temps de m’occuper de mon fils.” Même si son métier est moins fatigant, elle regrette ses week-ends à la “datcha” (maison de campagne). Chez moi, nous avons une vraie coupure le week-end. Nous partons toujours en famille ou entre amis. C’est un moment de détente et d’échange.
La datcha est un lieu convivial. Les garçons d’un côté et les filles de l’autre se réunissent dans les saunas. “On se raconte nos petits secrets entre filles.
Quitter Mauguio et retourner à Minsk, sa ville natale ? Impossible. “La France est mon deuxième coup de coeur. Je ne veux plus partir. Pourtant sa famille et ses amis lui manquent. Encore un exemple où l’amour triomphe.
 
Virginie Maillard
 
 
* La Biélorussie (la “Russie blanche”) s’est engagée avec la Russie dans un processus d’union de type confédéral. Russie et Biélorussie étaient étroitement liées depuis 1772 jusqu’à la déclaration d’indépendance de la Biélorussie en 1991. Il y a une forte population russe en Biélorussie.

Photo Guillaume Bonnefont
Article paru dans La Gazette de Montpellier du n° 1007 - Du 4 au 10 octobre 2007
 
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Lundi 15 octobre 2007

Découverte
 
Même les femmes enceintes ont
leur coach



"Herrade a mis des mots sur ce que je vivais, elle m’a aidée à préparer mon accouchement”, raconte Carole Bourgeois, 43 ans. Elle a été accompagnée par une doula (mot grec signifiant servante). Cette figure maternelle est née aux États-Unis, dans les années 1970.
Une doula, c’est la mère des futures mères, le recul en plus, le jugement moral en moins : une accompagnatrice. Elle n’est ni médecin, ni infirmière, ni sage-femme. Simplement une femme-mère qui parle à une femme. “Les futures mamans peuvent m’appeler jour et nuit”, raconte Herrade Hemmerdinger, doula montpelliéraine et maman de deux petites filles. Églantine Jouve, 25 ans, est maman d’un petit Aymé depuis cet été. Elle a fait appel à Herrade. “La doula m’a aidée à prendre confiance en moi pour l’accouchement. J’étais dans le doute. Personne ne répondait à mes interrogations.
Pourtant, ce rôle d’accompagnatrice à la naissance porte un nom, sage-femme. “Ma sage-femme n’avait jamais le temps de répondre à mes questions”, s’énervent les deux mamans.

Sages-femmes
Annie-Claude Auttan, présidente de l’ordre des sages-femmes de l’Hérault, s’insurge quand on lui parle de doula. “C’est le rôle des sages-femmes d’accompagner la maman ! La doula exerce une pratique illégale de la médecine.” Une circulaire interdit aux sages-femmes de travailler avec une doula. Elles peuvent être radiées de l’ordre. Et elle pousse un cri de colère : “Il n’y a pas assez de sages-femmes en France !
Mais les doulas le répètent : elles n’ont aucune compétence médicale et respectent une charte stricte. Et à terme, elles souhaitent faire reconnaître leur profession à l’État.

Virginie Maillard

Herrade Hemmerdinger, 04 67 58 75 94 ou 06 11 51 91 63, www.doulas.info. 40 € par entretien, 500 € le forfait et 250 € le jour de l’accouchement.

Photo Maxime Raimond
Article paru dans La Gazette de Montpellier du n° 1006 - Du 27 septembre au 3 octobre 2007
 
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Lundi 15 octobre 2007
Passion CHRISTEL PETITCOLLIN DÉCOLLE POUR LA PSYCHO

Depuis toute petite, j’ai envie de comprendre les relations entre les gens.” Une envie que Christel Petitcollin, psychothérapeute à Castelnau, a redécouverte en 1992 au cours de sa réorientation professionnelle. Une reconversion étonnante et réussie.
Son premier métier, hôtesse de l’air, elle l’exerce d’abord à l’aéroport Charles-de-Gaulle à Paris, puis dix ans à Air Littoral à Montpellier. “Je suis partie dans le premier plan de licenciement, en 1992. J’avais 32 ans, deux enfants en bas âge et je voulais me sédentariser.” Elle décide de se lancer dans la mise à niveau des adultes illettrés. “Pour enseigner à ces personnes, je devais avoir une formation de psychologue.
Banco, elle étudie alors la programmation neurolinguistique (PNL) qui permet d’améliorer la communication avec les autres et de développer ses ressources personnelles. Après avoir attrapé le virus de cette philosophie concrète, elle ouvre son premier cabinet à Annecy, en Haute-Savoie. Mais l’hiver est rude en montagne. Originaire de Montpellier, elle crée son deuxième cabinet à Castelnau. Bonjour la sédentarisation…
Toutes les deux semaines, la psychothérapeute de 47 ans retourne à Annecy. Elle divise son emploi du temps entre les conférences, ses consultations et un de ses grands plaisirs, l’écriture.J’ai eu envie d’écrire à l’âge de 10 ans.” En 1998, elle anime une rubrique de psychothérapeute dans un mensuel en Haute-Savoie, Activités. “C’est un plaisir de partager son savoir sur les relations humaines.
Son désir d’informer est de plus en plus fort. Elle regroupe ses expériences dans un livre. Sa carrière d’écrivain est lancée. Son dernier livre (le dixième), paru mardi 25, Échapper aux manipulateurs, est le complément de son précédent, S’affirmer et oser dire non. “Certains patients sont sous l’emprise d’un manipulateur. Ils ne peuvent pas dire non.” Dans ce livre, elle donne des conseils pour être moins manipulable. “Moi-même, grâce à mes réflexions, je le suis moins, avoue-t-elle. C’est un plaisir de faire un travail sur soi. Je n’y trouve que du confort.” Un savoir qui parfois peut vous donner des ailes et qu’elle a envie de partager.

Virginie Maillard

Vendredi 12 octobre, présentation du livre “Échapper aux manipulateurs” au Chêne vert, à 18h30, Carrefour de Saint-Clément-de-Rivière.

Article paru dans La Gazette de Montpellier du n° 1006 - Du 27 septembre au 3 octobre 2007
 
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Mercredi 9 mai 2007

Au siège de l’UMP à Lille

«On a fumé le PS»
 
« Rien n’est gagné », annonce Thierry Lazaro député UMP du Nord, quelques minutes après les résultats.

Flash back. 15, 14, 13 secondes... Le siège de l’UMP, rue Solférino à Lille, s’enflamme et décompte. Nicolas Sarkozy arrive en tête. Explosion de joie à la fédération. Fred, un militant, chante la Marseillaise cigare à la main. Les gens crient « Sarko président ».
A l’extérieur, même ambiance. Une Clio blanche recouverte d’un drapeau bleu, blanc, rouge avec, sur chaque côté, des autocollants “les étudiants avec Sarkozy“, arrive en klaxonnant. Trois jeunes occupent la voiture. Ils sortent et hurlent :«On a fumé le PS ».
20h20. Les officiels débarquent au QG. « Ces bons résultats montrent que les gens ont envie de bouger les choses », dit Thierry Lazaro. Sylvie Drapi, conseillère municipale UMP à Houplin confirme ses propos et « attend un vrai débat droite /gauche. » Et François Bayrou ? Thierry Lazaro affirme qu’il « n’attend rien de lui mais beaucoup de ses électeurs. » Quant à Marc-Philippe Daubresse, député/maire de Lambersart, il espère que « ses amis de l’UDF vont retrouver le bon chemin. »

Virginie Maillard

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Mardi 8 mai 2007

Nouvelle formule de travail pour les jeunes

 

Contrat nouvelle chance, statut précaire ?

 

Le contrat première chance (CPC), proposé par Ségolène Royal, fait débat. La CFDT est d’accord avec le principe, contrairement à l’Unef qui s’oppose à ce nouveau “statut précaire”.

Le CPC est un dispositif “transitoire” qui est destiné à faire entrer sur le marché du travail les jeunes sans formation. Une première période de trois mois, avec un tuteur de l'ANPE, va évaluer la personne en situation d'emploi. Le jeune aura alors le statut de stagiaire. Au bout de cette période d’essai, le stagiaire, ayant signé un CPC, aura trois possibilités : accepter un contrat d'apprentissage ou de professionnalisation, ou un contrat de formation en alternance ou encore un CDI. Les régions remboursent le salaire et les charges patronales à l'entreprise pendant un an (les trois mois de stage inclus). Si l'entreprise, dans un délai de 18 mois, veut se séparer du jeune, elle devra rembourser l'ensemble des salaires et des cotisations à la région.
Contrat première embauche (CPE) bis ou chance pour l’insertion des jeunes dans le monde du travail ? La proposition de Ségolène Royal divise. La CFDT est pour. « Même si pour le moment il est difficile de se positionner sur une idée, nous sommes d’accord avec le principe. Ce contrat va permettre aux jeunes, sortis du système scolaire, de mettre le pied à l’étrier », détaille Séverine Romanowski, responsable régional interprofessionnel de la CFDT du Nord-Pas de Calais.
Pour l’Unef, c’est non ! Les étudiants ne veulent de ce “nouveau contrat précaire”. Michaël Ackuaviva, vice-président de l’Unef de Lille raconte : « L’annonce de ce CPC a fait un vrai tollé dans le milieu étudiant. C’est encore scinder la jeunesse en deux comme pour le CPE. Ce contrat est une voie de garage pour les plus défavorisés. Et puis, c’est une charge énorme pour la société puisque ce sont les collectivités locales qui vont payer le salaire et les charges patronales. Ce n’est plus l’entreprise qui finance mais le contribuable ! Ce CPC ne peut être qu’un contrat précaire… au bout des trois mois d’essai, quelle entreprise signera un CDI ? Elles préfèreront proposer un contrat d’apprentissage ou d’alternance. »
Un an après l'enterrement du CPE par Jacques Chirac, la LCR dénonce un « CPE new-look » et le Parti communiste « un CPE de gauche ». Séverine Romanowski dément fermement cette assimilation. « Le CPC n’a absolument rien à voir avec le CPE !, s’énerve-t-elle. Le CPE imposait une période d’essai de deux ans où le jeune était éjectable sans aucun motif. Dans le CPC, il y a seulement une période d’essai de trois mois comme dans tous contrats de travail. »
Précaire ou pas, le CPC ne fait pas l’unanimité à gauche. Dans la vidéo du pacte présidentiel, le CPC est cité une fois… pendant dix secondes.
 

Virginie Maillard

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Mardi 8 mai 2007

Les salariées d'Energy Plast racontent leur chômage

Une page

qui se  tourne


Les salariés d’Energy Plast, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), sont devenus un symbole dans la campagne présidentielle. Ces femmes représentent « la France en désespérance », selon l’expression de François Bayrou, qui leur a rendu visite au cours de sa campagne électorale.


« C’est notre livre d’or ! Il retrace tous nos bons moments dans l’entreprise. » Monique, ancienne employée d’Energy Plast est l’heureuse propriétaire du “livre à souvenirs”. Sa couverture est jaune, c’est elle qui a choisi. « Je n’ai pas encore eu le temps de coller toutes les photos. » Elle sourit pour s’excuser.
L’idée est venue de Jacqueline. « Je suis en arrêt maladie depuis trois ans.Comme je n’avais plus l’occasion de voir mes copines régulièrement, j’ai décidé de rassembler toutes nos photos dans un livre souvenir. Monique a été séduite par l’idée, elle a fait pareil. C’est un beau souvenir. Je pourrai le montrer à mes petits-enfants », raconte-t-elle, fière de son idée.
Photos de repas et parties de rigolade, à côté de la chaîne de travail…Toutes, autour du livre d’or, elles se souviennent,avec nostalgie.« Tu te souviens de ce dîner paella ? C’était vraiment sympa… » Le licenciement c’est aussi quitter ses collègues. « En moyenne, nous avons passé 18 ans dans l’entreprise »,dit Monique. Elles ont été licenciées du jour au lendemain. Ne veulent pas laisser ces années s’évanouir. « On prenait des photos à côté de nos machines à l’atelier. On s’amusait bien. » Monique a les yeux brillants. Reprendre l’idée de Jacqueline, certes, mais Monique voulait une touche personnelle. « Je demande aux personnes d’inscrire un petit mot à côté du cliché, ainsi que leurs coordonnées. Elles peuvent parler de moi, ou d’autre chose », affirme la chômeuse.
Quand les quatre candidats à la présidentielle sont passés par l’usine,Monique a souhaité figer l’instant. Olivier Besancenot, Arlette Laguiller, Marie-George Buffet et François Bayrou ont paraphé le cahier jaune. « Ils ont tous inscrit un message de soutien et d’encouragement pour l’avenir. » Même si l’avenir s’annonce incertain, elles espèrent remplir leur livre.

Virginie Maillard

Article extrait du dossier :
Chômage, la région touchée au coeur (La Pression)

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Mardi 8 mai 2007

A l'heure de l'apéro

Les locataires de l'Élysée discutent


Avant le premier tour de l'élection présidentielle, chaque jour, un journaliste du quotidien LA PRESSION (journal de l'ESJ) se rendait à  l’Élysée… un café du quartier de Lille-Moulins. La rédaction suivait, de près, la campagne.

 

Au café de l’Élysée, quartier de Moulins, l’apéro du jour est animé. Devant son verre de champagne, Alfreda, 68 ans s’exprime haut et fort. Ronde, cheveux gris, elle a un peu bu. « Je n’ai pas honte de le dire, moi, je vote Le Pen. » Yvonne, 69 ans, lunettes, menue, est plus modérée. «Pour moi, c’est Ségo », déclare-t-elle simplement, un verre de rosé à la main. Alfreda boit à petites gorgées. Lorsqu’on lui demande ce qu’elle pense des hommes politiques, elle se met à chanter : «Paroles, paroles, paroles… voilà l’action des hommes politiques. La gauche et la droite c’est pareil ! Et je suis bien contente que Bayrou baisse dans les sondages. Lui, il est comme les deux autres, il ne sert à rien . »
Plus loin, des hommes attablés près de la porte. L’ambiance est calme. Bière à la main gauche. Cigarette à la droite. Ici, on ne parle pas politique mais boulot. « Nous sommes en pleine réunion de chantier », dit Christian, un ouvrier de 39 ans. Plutôt de gauche ou de droite, les travailleurs ? L’un d’eux ne sait pas. Un autre ne veut pas répondre. « Je suis plutôt un toxicobus !», sourit le troisième, Eric, 41ans.
Toxicobus ? Nouveau parti politique ? Eh bien non. Tout simplement une nouvelle expression “ élyséenne ”. « Je suis un ancien détenu, et je n’ai pas le droit de vote, sinon je voterais pour les Verts. Fumer un joint pour se soigner et limiter la pollution en prenant le bus, bref la vie d’un toxicobus !», explique-t-il, en riant aux éclats. Face à lui, un homme qui lui aussi a connu la prison. Il sourit.

Virginie Maillard

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Opinion

Le journalisme et moi


le journalisme multimédia.

Radio, TV, web et presse écrite, dans cette nouvelle ère multimédia qui se dessine, le journaliste se connecte à tous ces outils.

J'ai choisi, par envie, d'être journaliste multimédia. Je monte des podcasts : exemple un procès en diffamation vu d'une rédaction. Je crée un site Internet. Je participe à un journal citoyen, Lepost.fr, je passe du temps sur les forums pour mes pré-enquêtes et je m'informe par Internet gràce aux flux RSS de Netvibes (entre autre).

Mes thèmes d'écriture.

Les thématiques sur lesquelles j'ai des compétences plus spécifiques : social, entreprise, éducation, formation, emploi, chômage, bien-être, vie quotidienne et pratique, consommation, économie, politique, culture, droits des femmes, immobilier.

Mes projets.

Je crée un site Internet personnel.

 

 

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