Mardi 8 avril 2008

 


    Jeune restaurateur cherche à décrocher les étoiles...!

 

Les aînés, un peu agacés, crient parfois : « Les jeunes ils veulent plus bosser. De mon temps… »

À bas les stéréotypes ! Certains dans l'ombre réussissent simplement avec leur volonté, leur acharnement au travail et leur passion ! Comme Julien Rusch, 27 ans, directeur du bar-restaurant La Bourrique à La Grande-Motte depuis début octobre.


La recette des "étoiles" : le travail.

Ses "étoiles" de la réussite, il les a gagnées grâce au travail. Sans un bac+10 en poche et sans l'aide de personne. Sa recette : le travail et l’envie de réussir. « Le poste de responsable à La Bourrique je l'ai obtenu en travaillant beaucoup, assure le restaurateur. Quand mon patron m’autorisait à partir dès 18h, je partais souvent à 21h, trop de travail à finir ! La réussite, c'est donner de soi pour avancer. Je me donne constamment des objectifs et je créé les opportunités. À force, ça paie ! »


Carriériste ? Oui. Ce châtain aux yeux bleus d'1m78 a choppé le virus très tôt en Alsace son département de naissance. Il commence comme simple apprenti cuisinier à 16 ans. Une fois le CAP empoché, il passe un CAP-BEP restauration pendant deux ans. « J'ai été tout de suite embauché dans un restaurant à Mulhouse en tant que chef de rang. » Quatre mois lui suffisent pour devenir responsable d'établissement à … 20 ans.


Les cigales plus harmonieuses que les cigognes ?

L'assiette alsacienne tangue. Une envie de quitter la choucroute pour la roquette et le saindoux pour l'huile d'olive mûrit dans son esprit. « J'ai envie de soleil . »

À peine vingt printemps d'écoulés et l'Alsacien débarque avec ses pieds blancs dans le sable chaud de la Méditerranée. Pas facile d’arriver en terre inconnue. Il court à droite et à gauche à la recherche de petits boulots pendant un an et demi.


Au levé du soleil, une adorable « bouclettes blondes » pointe le bout de son nez. Terminé les horaires de nuit. Julien veut profiter de sa pitchoune. Il ouvre une boutique de vêtements à Montpellier. Tiendra-t-il sans les joies de la restauration, « ma passion, mon boulot » ?


La passion plus forte que tout.

Après trois ans d’inactivité dans la restauration, le jeune papa rempile au restaurant La Villa Vogue à Lattes. Six mois d’acharnement et il décroche les rênes de l’établissement. Il vogue l’alsacien... jusqu’au changement de cap. Direction Montpellier pour de nouvelles "étoiles" à décrocher.


En deux mois, il s’installe dans le fauteuil de directeur au bar-restaurant La Place. Un parcours qui peut le rendre fier à 27 ans ? Non. Ses réussites, ce sont des défis qu'il se lance sans arrêt. Il avoue à mi-voix, « c'est beaucoup de sacrifices. » En octobre dernier, la Place change de propriétaire. Julien est au chômage… une journée ! Ce jeune ambitieux devient directeur de La Bourrique.


« J'ai envie d'évoluer. Ces nombreuses expériences vont me permettre de concrétiser mon projet. » Ouvrir un restaurant. C’est après cette "étoile" qu’il court et qu’il compte bien décrocher pour sa femme et sa fille.

 

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Virginie Maillard

par Virginie Maillard publié dans : Portrait
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Lundi 7 mai 2007

Axelle Boulanger, 24 ans, chef d’entreprise à Marcq-en-Baroeul

La beauté à domicile


Axelle Boulanger a créé son entreprise d’esthétisme à domicile. Comme beaucoup de jeunes chefs d'entreprise, cette grande blonde a parfois du mal à boucler ses fins de mois. Depuis sept mois, elle travaille pour rembourser ses prêts. Malgré tout, son ambition et sa soif de réussite lui donnent envie de continuer.

 

Ambitieuse : 24 ans et déjà chef d’entreprise. C’est le défi que s’est lancée Axelle Boulanger, esthéticienne à domicile depuis sept mois à Marcq-en-Baroeul.
Cette décision, elle l’a prise un mardi matin, en claquant la porte du salon où elle travaillait depuis neuf mois : « J’ai été dégoûtée du travail en Institut. J’avais l’impression d’être en prison. On ne rigole pas. C’est l’usine. On n’a pas du tout la même relation avec les clientes en institut qu’à domicile. C’est plus intime chez la cliente. Elle est souvent plus à l’aise. » Mais ce qui l’a écœurée, c’est l’absence de récompense. « J’ai doublé le chiffre d’affaire de ma patronne et je n’ai jamais eu de prime. De plus, être salarié c’est de l’exploitation. Elle me payait au Smic, 950 € net. Après un ras-le-bol général, j’ai démissionné. Puis, j’ai dit à mon père : je veux être ma propre patronne», raconte-t-elle.
La  décision est prise. Elle se lance dans la grande aventure. Créer sa "boîte". Jeannine, sa maman, croit en elle. « C’est la première de mes trois enfants. Axelle a toujours eu cette ambition. Elle n’a jamais eu  peur de se lancer. » Même si elle a toujours voulu faire de l’esthétisme « c’était ma vocation », insiste elle ses parents n’étaient pas séduit par cette idée. « Ils préféraient que je fasse médecine.  Mais la vue du sang me fait tourner de l’œil. » (Rires)
Passionnée d’esthétisme depuis son enfance, elle ne voulait pas exercer un autre métier. « J’ai longuement discuté avec mon père en lui expliquant que je voulais à terme créer mon entreprise. Il a été séduit par cette idée. J’ai alors fait un BTS d’esthétisme après mon bac scientifique. » Ce métier lui va bien. « Toute petite, elle était déjà coquette. Elle ne s’est jamais laissée aller. » Du haut de ces 1 m 72 et ses 56 kilos, Axelle l’avoue : « Je fais beaucoup de sport et j’essaie de manger sainement. Quand on exerce le métier d’esthéticienne, il faut prendre soin de soi. Mais je regrette quand même les clichés de ce métier. Je prends soin de moi, certes, mais je n’ai pas envie d’être superficielle ! »
Mi-juillet, elle commence ses démarches pour créer “Axelle esthétique”. « Du courage, de l’ambition et de la motivation », sont les qualités à avoir pour monter son affaire, selon sa mère. « Si son père n’avait pas été derrière elle pour l’épauler, elle ne s’en serait jamais sortie toute seule. La charge administrative est beaucoup trop lourde. » Axelle le confirme : « Mon père est expert-comptable. Même lui commence en avoir marre de cette surcharge de papiers. »
Cette grande blonde aux yeux bleus organise son emploi du temps de l’été entre les rendez-vous à la Chambre des commerces, sa formation de trois semaines, la rencontre des banquiers et l’Urssaf. « J’ai eu des difficultés à obtenir mon prêt. Si je n’avais pas eu la chance d’avoir un père avec une bonne situation, je n’aurais jamais pu créer “Axelle esthétique”. » Le plus dur est fait ? Pas tout à fait. Après sept mois d’activité, Axelle ne peut toujours pas se payer. « Je dois travailler en tant qu’hôtesse à côté. Ce sont ces 200 €qui me permettent de manger. L’argent de mes clientes me sert à rembourser mes prêts, acheter mes produits et mettre de côté de l’argent pour payer les charges l’année prochaine. » Axelle a moins de 25 ans. Elle a pu bénéficier d’une exonération de charges la première année de création. Difficile de tenir, certes. Mais, Axelle n’est toujours pas découragée malgré cette précarité passagère. Elle veut continuer. D’ailleurs, pour pouvoir le faire, la banque lui a accordé un second prêt. « Je vis avec mon petit ami. Il est pompier et formateur aux premiers secours. Pour le moment, nous vivons avec son salaire. »
Le stress, Axelle ne connaît pas. « J’aime ma situation. J’ai une cliente en phase terminale. Je lui fais des soins du visage et des massages. Elle se sent bien et oublie un moment sa maladie. Le bien-être que je lui apporte est une satisfaction. C’était mon envie de faire des services à la personne. » Le soir, quand elle rentre chez elle, elle retrouve ses chiens préférés, les Carlins.
« Ce sont des chiens affectueux et adorables. J’adore me poser dans mon canapé et leur faire des papouilles. Ça me détend. Plus tard, j’aimerais faire un élevage. En fait, j’ai envie de faire plein de choses ! »
Axelle esthétique : 06 13 18 50 85.

Virginie Maillard

 

par vivi publié dans : Portrait
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